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8 voitures présidentielles les plus célèbres de la Vème République

8 voitures présidentielles les plus célèbres de la Vème République

En mai, élis ce qu’il te plaît. 2017 est une année électorale, et les français sont invités à envoyer à l’Élysée leur nouveau chef d’État. Parmi le décorum de la Ve République, l’automobile a bien évidemment sa place ! Découvrons ou redécouvrons…

 

8* des voitures présidentielles les plus célèbres

 

La Ve République voit le jour, comme chacun sait, en 1958. Elle naît sur les décombres de l’instabilité parlementaire de la IVe, mais ce n’est pas pour autant qu’elle l’efface entièrement. Ainsi, le Préambule de la Constitution de la IVe de 1946 est inclus du Préambule de la Ve. Enfin bon, on n’est pas venu pour parler Droit Public mais parler automobile. Et justement, côté voitures présidentielles, la Ve hérite de la IVe.

 

1 : Le duo de Traction Chapron

C’est le testament de la IVe République : un duo de Traction Avant 15-6 H, d’un H qui veut dire Hydraulique. Lancée en 1954, recarrossée par Chapron (le coupé) et Franay (le cabriolet), elles sont mises à disposition de la République en 55, sous la Présidence de René Coty.

 

2 : Charles de Gaulle et ses DS

Ah, De Gaulle, l’âme de la Ve et d’une “certaine idée de la France”. A l’époque, l’ingénierie est en plein bouleversement : Caravelle, navire France, et en automobile, un vaisseau en avance sur la concurrence, la Citroën DS. Présentée en 55, lancée en 56, elle devient la voiture des ministères et le Général se l’approprie pour ses défilés. Mieux, le 22 août 1962, elle le sauve de l’attentat du Petit-Clamart, en continuant de rouler malgré ses trois roues crevées !

A la fin de son second mandat, en 1968, la Présidence passe commande d’une DS ultime aux ateliers Henri Chapron. Les créateurs pensent bien faire en la faisant 13 cm plus longue que la Lincoln de Lyndon Johnson, le Président américain (6,53 vs 6,40 m). De Gaulle n’apprécie cependant guère cette DS, trop longue et dotée d’une fenêtre de séparation avec son chauffeur, avec lequel il aimait s’entretenir.

 

3 : Georges Pompidou et la SM Chapron

Jamais 2 sans 3 ! Après la Traction et la DS, Henri Chapron se voit commander une nouvelle voiture présidentielle d’apparat Citroën par l’Elysée : une SM. Son commanditaire, Pilote d’une Porsche 911, Georges Pompidou est un fan de la “bagnole”, pour laquelle il va jusqu’à imaginer des autoroutes dans Paris dont n’aboutiront, finalement, que les fameuses Voies sur berges.

Au nombre de 2, les SM Chapron sont dotées de portières arrière, d’une barre de maintien pour défiler et saluer la foule, ainsi que d’une capote les jours de pluie. Chic, elle est aussi d’une impressionnante longévité : sa dernière sortie eut lieu en 2004 ! A son bord, Jacques Chirac et Elizabeth II à bord ont fêté le Centenaire de l’Entente Cordiale.

 

4 : Valéry Giscard d’Estaing en Peugeot 604

Alors que Citroën lance la CX la même année que son entrée à l’Elysée, le Président Valéy Giscard d’Estaing lui préfère la Peugeot 604. C’est la première fois que le Lion est choisi. Et si une limousine 604 est conçue par le carrossier Heuliez, c’est Pininfarina qui va concevoir la 604 découvrable de VGE. Pour l’anecdote, VGE aurait aussi conduit une Ferrari empruntée à Roger Vadim, réalisateur de films. Mais, maîtrisant mal la voiture, il aurait embouti un camion de lait, donnant lieu à “l’affaire du laitier”…

5 : François Mitterrand, de la R25 à la XM

Après deux Présidents citronëistes et un prédécesseur peugeotiste, Mitterrand se fournit chez le constructeur d’Etat, Renault, pour sa voiture présidentielle. Il bénéficie ainsi d’une Renault 30, puis d’une 25 Limousine, et enfin d’une Safrane blindée à partir de 1993. 3,5 tonnes pour cette limousine, à comparer aux moins de 800 kg de la SuperCinq qu’il conduisit en 1984 dans la Cour de l’Elysée…

Hélas pour la Régie, l’image automobile que l’on retiendra de Mitterrand est celle de son départ. En… Citroën XM ! Un “coup” publicitaire que les Chevrons n’hésiteront pas à exploiter.

 

6 : Jacques Chirac et les Citroën

La première image de Jacques Chirac président en 1995, c’est la silhouette de sa Citroën CX filant en direct à la télévision. Et Chirac, interviewé à la portière. La CX Prestige n’est pas la seule auto de la famille, Bernadette ayant une plus petite Peugeot 205. Une fois au pouvoir, Chirac sera peu porté sur la chose automobile.

Mais en 2005, Citroën réussit un nouveau coup marketing en mettant à sa disposition une C6 lors du Défilé du 14 Juillet. La voiture n’est pas encore commercialisée, elle est parmi les toutes premières sorties de chaîne… et elle profite de l’exposition médiatique ! Bien joué !

 

7 : Nicolas Sarkozy et la Renault Vel Satis

L’investiture de Nicolas Sarkozy fut marquée du sceau de l’automobile avec l’utilisation d’un concept-car : la Peugeot 607 Paladine. Exposée en 2000 au Salon de Genève, tout le monde l’avait oubliée… Rapidement mise à jour par Peugeot, avec une calandre et des chromes rutilants, la 607 Paladine et son toit rétractable ont défilé pour une unique fois sur les Champs-Élysées en 2007.

Durant son mandat, Sarkozy fit ainsi rallonger la Renault Vel Satis blindée qu’il utilisait au Ministère de l’Intérieur. Ce “bureau roulant” fut cependant chassé par… la Citroën C6, à la fin de son mandat. Le confort, encore !

 

8 : la DS 5 Hybrid4 de François Hollande

Durant sa campagne victorieuse en 2012, François Hollande avait visité l’usine PSA de Sochaux, déclarant que “les Citroën sont des voitures de Président”. Cela n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Citroën proposa à l’Elysée sa DS5 HYbrid4 Diesel comme nouvelle voiture officielle.

Lors de l’investiture, c’est donc une version à toit découvrable, avec une toile issue de la DS 3 Cabrio, qui défila sous les trombes d’eau. Mais le reste du temps, c’est dans une version blindée qu’il convoyait, à parité avec… une  Citroën C6, toujours !

 

Et demain, quelles voitures présidentielles ?

Bonne question ! Côté PSA, la Peugeot 508 et la Citroën C5 sont trop âgées, la DS 5 pourrait donc être reconduite. Mais côté Renault, la Talisman est toute récente, avec une ligne propre à imaginer un allongement, tandis que l’Espace a fait son retour dans les ministères. On n’est pas à l’abri d’une surprise… automobile ! Et qui sait, s’il soutient les start-ups, le Président élu choisira peut-être Motoria pour son entretien !

*Pourquoi 8 ? Parce que le candidat élu en mai 2017 sera le 8ème Président de la République.



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