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9 voitures françaises insolites des années 2000

9 voitures françaises insolites des années 2000

Aujourd’hui, les SUV représentent une vente sur 4. Et les gammes des constructeurs sont rationalisées à l’extrême. De quoi perdre foi en l’automobile française ? Souvenons-nous d’une époque pas si éloignée où la diversité des modèles régnait encore avec des propositions originales ! Faisons un voyage dans…

les années 2000 !

Ah, la décennie 2000… Son Chirac, son iPhone, sa crise financière… le bon temps ? Pour la chose automobile, en tout cas une époque de liberté et d’inventivité dans tous les domaines. Côté technique marquée par l’émergence des hybrides, les réflexions sur l’hydrogène et le réveil des électriques de masse. Côté ventes, par la fin du leadership mondial de General Motors et l’explosion du marché chinois. Et côté produits, des gammes de constructeurs français originales ! Voyons cela en 9* exemples.

 

2000 : Peugeot 206 CC

La décennie commence cheveux aux vents et sur un coup de cœur, un coup de Peugeot 20! Vous le savez depuis que vous avez lu notre papier sur les Peugeot 206 (sinon, allez-le lire !), la petite lionne avait été présentée avec un coupé-cabriolet. Seconde du genre après la Mercedes SLK, la 206 cc démocratise le genre du toit rétractable. Elle s’impose ainsi comme le cabriolet le plus vendu du marché européen… et aussi la meilleure vente de Peugeot en Australie. Ça décoiffe !

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2001 : Renault Avantime et Vel Satis

Les années 2000 débutent différemment chez Renault qui devient Créateur d’Automobiles, selon son nouveau slogan. Avec la prétention de réinventer les concepts, le Losange présente coup sur coup une berline à silhouette haute et un coupéspace ! Quelle audace ! Et sur le segment du haut-de-gamme en plus ! Mais hélas, l’audace n’a pas payé. La Vel Satis a péniblement dépassé les 60 000 ventes ; l’Avantime, même pas les 10 000, voyant sa carrière brisée en seulement 20 mois. Et dans sa chute, l’Avantime a emporté Matra, le quatrième constructeur français…

 

2003 : Citroën C3 Pluriel

Comment ? Un article sur des françaises originales sans une seule Citroën ? Patience, en voilà une : la C3 Pluriel ! Comme toute Citroën originale, sur le papier, ça part génialement bien. Et dans la réalité… c’est plus compliqué. La C3 Pluriel est l’équivalent de la 206 CC, le côté débrouille en plus. Il fallait en effet de l’huile de coude pour enlever les lourdes arches de son toit. Cela dit, bien qu’elle imposait d’avoir un garage (la capote avait parfois des fuites !) et une furieuse envie de jouer aux Lego pour la transformer, la C3 “Pluplu” a dépassé les 100 000 unités. Elle s’est bien vendue au Pluriel, donc.

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2004 : Peugeot 1007

Avec la 1007, Peugeot voulait faire sa révolution. D’abord côté numérotation, c’est la Peugeot à double-zéro central. Ensuite, en aménagement intérieur, avec des tissus signés Jean-Charles de Castelbajac, déhoussables, et interchangeables. Enfin, en praticité : de géniales portes coulissantes latérales pour y accéder signaient la bête. Problème, elle était sous-motorisée, et d’un design… pas franchement félin ! Ajoutez-y un tarif un peu salé et vous obtenez… un demi-succès. A près de 150 000 ventes, la 1007 s’en est plutôt bien tirée. Et en occasion, elle se vend bien, pour peu qu’on évite le 1.4 l 75 ch essence.

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2006 : Citroën C6

Seconde Citroën de ce top 9, et cette fois on retrouve les Chevrons que l’on aime avec une grande et belle berline, la C6. Sorte de tour de Babel du Citroéniste, la C6 rassemble tout ce que l’on attend d’une chevronnée : une ligne à nulle autre pareille, une lunette concave, une suspension hydraulique, un V6 Diesel de 240 ch, un intérieur anti-ergonomique à la fiabilité capricieuse, et des innovations dont l’affichage tête-haute, que seule l’autre C6 -la Corvette- possédait à l’époque ! Devenue dès 2005 la voiture de Chirac, elle avait tout pour rentrer dans l’histoire… et elle a oublié le présent. 23 000 exemplaires, des tarifs bradés en fin de carrière, et désormais introuvable en V6 essence, la C6 est à ce jour la dernière grande Citroën.

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2009 : Renault BeBop

Celui-là, je suis quasiment sûr que vous l’aviez oublié ! En même temps… on ne l’a pas beaucoup vu. Seuls 1400 exemplaires sont sortis de l’usine de Maubeuge… Cela dit, une fois croisé, on n’oublie pas le Be Bop ! Basé sur un Kangoo auquel on a retiré les portes coulissantes, il est bicolore avec un capot teinte aluminium, et des teintes vives dont un très sémillant orange ! Baigné de lumière, il possède un toit ouvrant… arrière avec porte de coffre pour accéder à la banquette arrière ! Sur le papier, ça a tout d’un cahier des charges signé après une soirée arrosée. Et à la fin, c’est un bide commercial… et Renault coupe la ligne du Be Bop dès 2009 (remarquez la blague France Télécom). Sa seconde vie commence peut-être en occasion car il devient rare, très rare le Be Bop…

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2010 : les Peugeot RCZ et Renault Wind

Finissons cette décennie avec deux voitures plaisir… et, une fois de plus, très conceptuelles ! D’un côté, la Peugeot RCZ, issue du concept-car 308 RC-Z et se voulant un coupé 308 en hommage à Zagato (lunette à double-bosselage). De l’autre, la Renault Wind, petit roadster à toit vitré rétractable, comme une Ferrari 575 Superamerica ! Cette dernière a droit à un 1,6 l 133 ch et même deux bandes blanches dans sa version Gordini (rions un peu !). Côté Peugeot, on montre les crocs et on grimpe jusqu’à 270 ch avec le RCZ-R, la française la plus puissante de l’histoire ! Brisées sur l’autel de la rentabilité, la Wind s’arrête après 14 000 exemplaires, la RCZ à moins de 68 000. Et vue la mentalité qui règne chez les deux constructeurs, pas sûr qu’elles aient des remplaçantes de si tôt…

*Pourquoi 9 ?

Parce que c’est aussi le nombre d’Espace qu’a vendu Renault lors du premier mois de commercialisation en 1984. D’abord jugée trop originale, l’Espace avait fini par convaincre. Mais bon, c’étaient les années 80. Là aussi, toute une époque !



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